Une peinture qui cloque, un salpêtre blanc en bas du mur ou des moisissures noires signalent de l'humidité : repeindre par-dessus ne règle rien. Il faut trouver la cause (remontées dans le mur, condensation, infiltration), la traiter, laisser sécher, puis choisir une finition adaptée. Dans un logement d'avant 1949, méfiez-vous aussi des écailles de peinture au plomb.
- Grattez une cloque : de l'eau ou une poudre blanche dessous signale de l'humidité dans le mur.
- Aérez la pièce chaque jour et vérifiez les entrées d'air et la ventilation de la salle de bain et de la cuisine.
- Notez si les taches apparaissent l'hiver (condensation) ou après la pluie (infiltration).
- Dans un logement d'avant 1949, ne grattez pas à sec de vieilles écailles : consultez le CREP.
Symptômes, causes et solutions
Cause la plus fréquenteHumidité qui remonte du sol dans la maçonnerie et dépose des sels en s'évaporant
Que faireTraiter la cause, puis assainir le pied de mur avec des produits respirants
Cause la plus fréquenteCondensation : air humide qui se dépose sur une paroi froide, ventilation insuffisante
Que faireNettoyer avec un produit fongicide, améliorer la ventilation, puis peindre avec une peinture adaptée aux pièces humides
Cause la plus fréquenteTache ancienne mal isolée
Que faireSous-couche isolante, puis deux couches
Cause la plus fréquenteRetrait de l'enduit ou du plâtre, vieillissement normal
Que faireOuvrir, reboucher, poser une toile ou un enduit de lissage, puis peindre
Cause la plus fréquenteDésordre structurel possible
Que faireNe pas la masquer : la faire examiner par un professionnel du bâtiment avant tout travail de finition
Cause la plus fréquenteLiant de la peinture dégradé par les UV et la pluie
Que faireNettoyer, appliquer un fixateur, puis repeindre
Cause la plus fréquenteCouches anciennes pouvant contenir du plomb (céruse)
Que faireConsulter le CREP, confier le décapage à un professionnel équipé (à l'humide, sans chalumeau), éloigner enfants et femmes enceintes
Un professionnel s'impose pour une fissure qui s'ouvre, une humidité persistante dans les murs ou des peintures anciennes dégradées dans un logement d'avant 1949.
On nous demande souvent
Une peinture anti-humidité règle-t-elle le problème ?
Non, pas à elle seule : une peinture dite anti-humidité masque les taches un temps, mais si l'eau vient du sol ou d'une infiltration, elle finit par cloquer ou repousse l'humidité ailleurs. Il faut d'abord traiter la cause, puis choisir une finition qui laisse respirer le mur.
Peut-on peindre sur du salpêtre ?
Oui, mais seulement après brossage, assainissement et traitement de l'humidité ; sinon les sels repoussent la peinture en quelques mois. Sur un mur ancien, préférez ensuite une finition à la chaux.
Ma peinture contient-elle du plomb ?
Le constat de risque d'exposition au plomb (CREP), obligatoire à la vente et à la location des logements construits avant 1949, localise les revêtements concernés. À défaut, un diagnostiqueur certifié peut le réaliser. Des tests rapides existent, mais ne remplacent pas un diagnostic.
Combien coûte la remise en état d'un mur abîmé avant peinture ?
Un mur à reprendre (rebouchage, enduit, ponçage puis deux couches) se facture 35 à 50 €/m², contre 20 à 35 €/m² pour un mur sain. Un ratissage complet à l'enduit de lissage ajoute 10 à 40 €/m² selon l'épaisseur à rattraper. Le traitement de l'humidité elle-même relève d'un autre corps de métier et se chiffre à part.
Peut-on repeindre une pièce humide sans traiter la ventilation ?
La peinture tiendra quelques mois, puis les taches noires reviendront aux mêmes endroits. La condensation vient d'un air trop humide sur une paroi froide : sans entrée d'air ou bouche d'extraction qui fonctionne, aucune peinture de salle de bain ne règle le problème. Le peintre sérieux le signale avant de chiffrer.
Repères de prix 2026
Les prix suivants correspondent au travail du peintre une fois la cause traitée et le mur sec. Ils s'entendent TTC avec une TVA de 10 % dans un logement de plus de deux ans.
| Intervention | Prix | Unité |
|---|---|---|
| Lessivage des murs et plafonds | 3 à 8 € | m² |
| Décollage d'un ancien papier peint | 8 à 12 € | m² |
| Rebouchage, ponçage et impression | 8 à 20 € | m² |
| Ratissage complet (enduit de lissage sur tout le mur) | 10 à 40 € | m² |
| Murs à reprendre puis 2 couches | 35 à 50 € | m² de mur |
| Murs en bon état, impression et 2 couches | 20 à 35 € | m² de mur |
| Plafonds, impression et 2 couches | 30 à 45 € | m² de plafond |
Ce qui fait varier la facture
- Étendue des dégâts : un pied de mur salpêtré sur 1 m de hauteur se reprend sur une bande ; une pièce entière farinante passe toute en « murs à reprendre », soit environ 15 €/m² de plus que sur un mur sain (35 à 50 €/m² contre 20 à 35 €/m²).
- Épaisseur à rattraper : un plâtre gondolé exige un ratissage à 10 à 40 €/m², le bas de fourchette pour une passe fine, le haut pour deux passes épaisses.
- Impression isolante : sur une auréole de nicotine ou de suie, une sous-couche bloquante remplace l'impression classique dans la ligne « rebouchage, ponçage et impression » à 8 à 20 €/m².
- Peinture au plomb : le décapage à l'humide par une entreprise équipée, avec confinement et élimination des déchets, se chiffre sur devis spécifique et sort du prix au m² du peintre.
- Temps de séchage : un mur assaini après traitement d'humidité doit sécher plusieurs semaines ; le peintre revient en deuxième passage, ce qui ajoute un déplacement.
Trois murs abîmés, trois budgets de peintre
- Salle de bain de 6 m² avec moisissures aux angles, ventilation rétablie : 20 m² de murs lessivés × 3 à 8 €/m² = 60 à 160 €, puis 20 m² × 20 à 35 €/m² = 400 à 700 € de peinture adaptée aux pièces humides, plus 6 m² de plafond × 30 à 45 €/m² = 180 à 270 €. Total : 640 à 1 130 €.
- Séjour de 25 m² au plâtre craquelé en toile d'araignée : 60 m² de murs à reprendre × 35 à 50 €/m² = 2 100 à 3 000 €, plus 25 m² de plafond × 30 à 45 €/m² = 750 à 1 125 €. Total : 2 850 à 4 125 €.
- Couloir de 30 m² de murs sous un vieux papier cloqué : décollage 30 m² × 8 à 12 €/m² = 240 à 360 €, puis murs à reprendre 30 m² × 35 à 50 €/m² = 1 050 à 1 500 €. Total : 1 290 à 1 860 €.
Ce que le devis doit contenir
- Le diagnostic écrit du peintre : nature des désordres constatés, pièce par pièce, et réserve sur l'humidité si la cause n'est pas traitée.
- Les surfaces mesurées par support, en distinguant les zones saines et les zones à reprendre.
- La préparation détaillée : brossage du salpêtre, traitement fongicide, décollage, rebouchage, enduit, ponçage, impression, avec le produit employé pour chaque.
- Le type d'impression : classique, isolante pour les taches, ou primaire d'accrochage sur support poudreux.
- Le nombre de couches de finition et le type de peinture (microporeuse ou à la chaux sur mur ancien, spéciale pièces humides en salle de bain).
- La protection des sols et des meubles, l'évacuation des gravats d'enduit et des déchets.
- Les précautions plomb dans un logement d'avant 1949 : travail à l'humide, confinement, filière d'élimination.
- Le délai, les temps de séchage prévus entre étapes et le taux de TVA (10 % en logement de plus de deux ans).
Les erreurs à éviter
- Repeindre sur un mur encore humide : la nouvelle couche cloque en quelques semaines et l'argent est perdu.
- Poncer à sec de vieilles écailles dans un logement d'avant 1949 sans consulter le CREP : la poussière de plomb contamine toute la pièce.
- Masquer une fissure qui s'ouvre avec de l'enduit et une toile : le mouvement de structure continue derrière la peinture neuve.
- Poser une peinture étanche sur un mur en pierre qui remonte de l'humidité : l'eau cherche une sortie plus haut ou dans la pièce voisine.
- Choisir le devis qui ne mentionne aucune préparation : à 20 à 35 €/m², il ne couvre pas un mur à reprendre, et la différence sera facturée en cours de chantier.
D'où viennent ces chiffres
Les prix de préparation et de peinture reprennent les relevés 2025-2026 des guides de prix de La Maison Saint-Gobain, de Travaux.com et de ootravaux (préparation et peinture sans fourniture), ainsi que la grille de prestations publiée sur ce site. Les explications sur l'humidité s'appuient sur les fiches de l'Ademe consacrées à la condensation, aux remontées capillaires et aux infiltrations ; les règles sur le plomb viennent de service-public.fr (constat de risque d'exposition au plomb) et de l'INRS (décapage des peintures au plomb), état 2026.
Qui peut réaliser vos travaux à Bordeaux ?
Une sélection d’établissements de la zone susceptibles de prendre en charge vos travaux de peinture et de ravalement, d’après le registre officiel des entreprises (Insee). Leur spécialité exacte est à confirmer avec chacun.
Laclide
34 avenue du Docteur Schinazi, 33300 Bordeaux
Antonio Brito De Sousa
33110 Le Bouscat
Arsonneaud SAS
Zone D'activite Technobruges 12 rue de L'hermite, 33520 Bruges
Christophe Didier
33150 Cenon
Jonas Diaz
33320 Eysines
Jean-Christophe Ladan
33310 Lormont
Sources : Ademe — L'humidité dans le logement : condensation, remontées capillaires, infiltrations · service-public.fr — Constat de risque d'exposition au plomb (CREP) · INRS — Travaux de décapage de peintures contenant du plomb