Organiser la remise en état
- Faites venir le peintre pendant le préavis, avec l'accord du locataire.
- État des lieux de sortie comparé à celui d'entrée : il distingue l'usure normale des dégradations.
- Lessivage, rebouchage des trous de chevilles, puis une ou deux couches selon l'état.
- Photos du résultat, utiles pour l'annonce comme pour le futur état des lieux.
Qui paie la peinture ?
L'usure normale des peintures et papiers peints reste à la charge du propriétaire. Une grille de vétusté, si le bail en prévoit une, fixe une durée de vie pour chaque revêtement : au-delà, le locataire ne doit rien pour leur simple vieillissement. Des dégradations (trous nombreux, couleurs vives non autorisées, taches de nicotine importantes) peuvent en revanche être retenues sur le dépôt de garantie, sur justificatif.
Plomb et location
Pour mettre en location un logement construit avant le 1er janvier 1949, un constat de risque d'exposition au plomb (CREP) doit être annexé au bail. S'il révèle des revêtements dégradés contenant du plomb, le propriétaire doit faire les travaux nécessaires : le peintre doit alors employer des méthodes adaptées (pas de ponçage à sec, pas de décapage thermique).
Les questions qu’on nous pose
Combien de temps faut-il pour repeindre un T2 entre deux locations ?
Pour un deux-pièces en état d'usage, comptez souvent trois à cinq jours de chantier, séchage compris : lessivage, rebouchage, puis deux couches. Un papier à décoller, des murs à ratisser ou des boiseries à reprendre allongent le délai.
Le locataire doit-il payer la remise en peinture ?
Seulement pour des dégradations, pas pour l'usure normale. La retenue doit être justifiée (devis ou facture) et tenir compte de l'ancienneté des peintures, en particulier si le bail prévoit une grille de vétusté.